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L'HYPNOSE DE L'ORIGINE A NOS JOURS


Même si on retrouve la trace de séances d'hypnose sur des peintures rupestres ainsi que sur des bas reliefs égyptiens, l'histoire de l’hypnose débute réellement au 18ème siècle avec Mesmer.

Pour la première fois dans l’histoire de la médecine occidentale, des médecins vont chercher à provoquer et à utiliser les états et des conduites autrefois interprétés comme surnaturels
 

La théorie du magnétisme animal offre  une alternative physique à des conceptions religieuses menant notamment parfois à l'exorcisme. Il devient ainsi possible d’aborder et de provoquer d’une façon technique des changements de conduite et de fonctionnement psychique autrefois attribués à l’action d’entités spirituelles.

Le «fluide» ou encore le «magnétisme animal» (en opposition au magnétisme minéral) dont Mesmer faisait le pivot de sa pratique nouvelle pouvait être condensé et redistribué de façon thérapeutique par le magnétiseur. A cette fin il disposait de ses propres ressources mais aussi de différents objets tels : la baguette, les mains, et surtout le «baquet» conçu comme un accumulateur susceptible d’emmagasiner des quantités importantes de cet agent.

Cette première partie de l’histoire de l’hypnose qui se déroule peu avant la révolution française est marquée par un essor extrêmement rapide. Le magnétisme intéresse les français quelque soit leur couche sociale. De nombreux médecins vont adopter cette pratique. Cet engouement conduit d’ailleurs les autorités médicales à demander une expertise de cette pratique. Deux commissions seront nommées qui après examen de la pratique magnétique contesteront la réalité physique du fluide tout en reconnaissant la réalité des effets thérapeutiques observés. En 1784, c’est à dire 5 ans après l’arrivée de Mesmer en France, la pratique magnétique sera interdite aux médecins sur la base d’un rapport secret remis au Roi mettant l’accent sur les risques d’épidémie sociale et les dangers pour les moeurs.

L'âge d'or de l'hypnose en France (de 1882 à 1892) est marqué par des polémiques opposant l'école de la Salpêtrière et l'école de Nancy.

Charcot réhabilité l'hypnose comme sujet d'étude scientifique en la présentant comme un fait somatique pathologique propre à l'hystérie. 

Il décrit les trois états du grand hypnotisme : la léthargie, la catalepsie, le somnanbulisme.


Séance d'hypnose, par Richard Berg, 1887

Pour Bernheim, l'hypnose se définit comme un simple sommeil produit par la suggestion et susceptible d'applications thérapeutiques. En cela, il s'oppose à la définition de Charcot qui voit en l'hypnose un état pathologique propre aux hystériques. En 1884, Bernheim définit la  "suggestion"  comme "l'influence provoquée par une idée suggérée et acceptée par le cerveau", puis en 1886 comme « une idée conçue par l'opérateur, saisie par l'hypnotisé et acceptée par son cerveau ». En 1903, Bernheim considère que l'on ne peut pas distinguer l'hypnose de la suggestibilité. Il déclare « la suggestion est née de l'ancien hypnotisme comme la chimie est née de l'alchimie ». Il abandonne progressivement l'hypnose formelle, soutenant que ses effets peuvent tout aussi bien être obtenus à l'état de veille par la suggestion, selon une méthode qu'il désigne du nom de "psychothérapie". En 1907 il propose le concept d'« idéodynamisme », selon lequel « toute idée suggérée tend à se faire acte ». Pour lui, « il n'y a pas d'hypnotisme, il n'y a que de la suggestibilité ».


L'HYPNOSE SELON MILTON H. ERICKSON


Une forme moderne de l'hypnose est issue des travaux de Milton Erickson (1901-1980), psychiatre américain, qui a passé une partie de sa vie à étudier l'hypnose et son utilisation en psychothérapie. L'hypnose ericksonienne s'appuie sur la collaboration du sujet. Le thérapeute en hypnose ericksonienne est en position basse et il sait que son patient possède toutes les ressources pour évoluer et changer.

L'hypnose ericksonienne est permissive et n'impose rien à la personne.

Dans les années 1980 de nouvelles pratiques thérapeutiques utilisant l'hypnose voient le jour, dont la « Nouvelle Hypnose » (terme inventé par le sexothérapeute Daniel Araoz en 1979), la Programmation neuro-linguistique  (PNL) et les thérapies brèves, inspirées en partie des travaux de Milton Erickson. Ainsi, chaque école tend à particulariser puis déployer tel aspect de la pratique complexe d'Erickson. 

Pour la PNL, l'accès facilité à l'inconscient permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'esprit  et ouvre des perspectives thérapeutiques nouvelles. L'hypnose éricksonnienne connait un développement de plus en plus important en France.